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Le Béret
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Présentation


Très tôt, l' utilisation de la force hydraulique du Gave a permis l' implantation d' industries textiles à Nay. C' est sous l' impulsion de la politique de Colbert, que l'industrie bonnetière voit le jour dans la commune au XVIIe siècle, débutant par la fabrication de bonnets turcs (ou "fez").

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C' est dans une famille de bonnetiers, les BLANCQ, que va naître I' idée de fabriquer des bérets à une échelle industrielle.

On raconte que c' est à la suite d' une rencontre à Bétharram avec la Duchesse d' Orléans, portant le béret, que M. BLANCQ prit la décision d' associer son savoir-faire à celui de Prosper FOUARD qui possédait une filature à Baudreix.

L' usine de Nay, à l' origine un couvent des Ursulines, produisait du drap depuis 1819 sous le nom des Ateliers hydrauliques de A. BLANCQ. En 1832, elle devient la fabrique de bérets "BLANCQ et FOUARD". En 1849, Adrien BLANCQ, neveu de Prosper FOUARD, rachète I' entreprise, la développe et la transmet à Prosper BLANCQ en 1875.

  • Les difficultés liées à la première guerre mondiale et la perte de son fils, conduisent Prosper BLANCQ, qui avait fondé en 1920 la Société BLANCQ (devenue en 1926 la Société Prosper BLANCQ et Co), à solliciter son gendre Albert OLIBET, formé aux Arts et Métiers, avec lequel il s' associe. C' est donc en 1938 que la Société BLANCQ-OLIBET voit le jour.
  • L' entreprise BLANCQ-OLIBET diversifie sa production en y intégrant notamment des coiffures de sport.Sous la direction de André OLIBET, ancien élève de HEC, la société connaît une modernisation notable. II transmet I' entreprise à son fils, Jean OLIBET, PDG jusqu' en 2001.

Trois noms marquent la production de I' usine de Nay : PEBEO, BAKARRA pour les signatures de bérets, et PIPOLAKI pour les articles de sports, gants, bonnets, écharpes.

Les Établissements OLIBET sont les inventeurs du béret-événement et du plus grand béret du monde, inscrit au Guiness des records.

L'Atelier

Le béret - du latin birrum - qui se dit pourtant bounet en béarnais, est fabriqué et porté dans ce pays depuis plusieurs siècles.

A l' origine, tricoté par les bergers eux-mêmes, cette façon de faire persista jusqu'au début du 19ème siècle. Rapidement, il fut l' objet d' une fabrication industrielle. En raison de la dureté des laines locales, on a tendance à préférer les laines d' importation, plus douces et plus souples, traitées dans les filatures spécialisées.

  • Après l' addition d' une huile animale pour faciliter le cardage, les fibres seront filées et les fils acheminés aux usines.
  • Ensuite, vient le tricotage. Le béret se présente alors sous la forme d' un large cercle blanchâtre et plat, ouvert le long d' un de ses rayons. Cette ouverture est fermée par le remaillage, opération confiée, jusque dans les années 40 à des ouvrières à domicile des campagnes environnantes d'Oloron et de Nay, les deux villes béarnaises de la fabrication du béret.
  • Le foulonnage resserre le tricot en le feutrant. C' est une opération durant laquelle trois ou quatre cents bérets, plongés dans une cuve d' eau savonneuse, sont martelés par des maillets de bois jusqu 'a ce que les fibres de laine s'enchevêtrent étroitement pour former un feutre aussi homogène qu' un tapis de billard.


Puis le béret passe à la teinture. Il y prend autant de coloris que lui dicte la mode. Jusqu'au début du siècle, les hommes des vallées (surtout celle d'Ossau) affectionnaient le béret marron, sans doute parce qu' il rappelait celui d' autrefois, tricote en laine brune du cru.

 Mais, dès 1875, les fabriques mettaient sur le marché autant d' articles bleu marine ou noir que de marron. Le noir est resté depuis lors la couleur dominante des coiffures d'hommes.

  • Le grattage aère le poil superficiel aplati par les foulons, puis le tondage ou rasage égalise les poils soulevés et le garnissage, dernière étape, consiste en la pose d' une bande de cuir pour le tour de tête et celle d' une coiffe (doublure) en satin, ornée du blason de la marque ( à Nay, "Bakarra").